Assistante doctorante : l'envie d'enseigner

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Marion et je vais avoir 24 ans. Depuis septembre je suis assistante doctorante à la Faculté de Droit de l’Université Catholique de Lille. Je fais une thèse de droit privé et sciences criminelles. Mon sujet est « l’instrumentalisation de l’enfant mineur par ses parents » codirigé par le Professeur Joëlle Vassaux (Université d’Artois) et Blandine Mallevaey (Maître de conférence à la Faculté de Droit de l’Université Catholique de Lille). Je suis également chargée de travaux encadrés en introduction au droit privé, droit de la personne et droit de la famille pour les L1.

 

Quel est votre parcours ? Scolaire et professionnel

Après un baccalauréat ES, j’ai intégré la Faculté de Droit de l’Université Catholique de Lille. J’ai suivi la licence « Droit et culture juridique ». Ensuite j’ai intégré le Master 1 Droit privé et sciences criminelles puis le Master 2 Droit de la matière pénale. Et pour ne pas m’arrêter là, je vise désormais le doctorat ! J’aimerais devenir Maître de conférence.

 

Quand et comment vous est venue l’idée de faire un doctorat ?

Assez tôt dans mon parcours. En Licence 2 j’ai suivi le cours de « droits de l’enfant » de Blandine Mallevaey. Ça été une révélation : j’ai adoré la matière. En parallèle, je commençais déjà à me dire « et pourquoi pas une thèse ? ». J’ai alors pris rendez-vous avez elle pour en discuter. Elle m’a tout expliqué sur le doctorat et ses suites : déroulement, inscription, difficultés. De la licence 3 à mon Master 2 j’ai eu de nombreux rendez-vous avec elle afin de peaufiner mon projet puis mon sujet. Désormais, elle codirige ma thèse et j’en suis très heureuse car on peut dire qu’elle m’aura accompagnée de la genèse à l’aboutissement de mon projet.

 

Pouvez-vous nous décrire une journée « type » de l’assistant doctorant ?

La journée du doctorant diffère selon l’existence et, le cas échéant, le type de son contrat de financement.

Moi j’ai été recrutée à un poste d’assistant doctorant pour une durée de trois ans. Mon contrat implique, outre la rédaction de ma thèse, de m’investir dans la Chaire de recherches du centre de recherches dont je fais partie ainsi que de donner des travaux encadrés.

Mes journées sont donc rythmées entre les recherches pour ma thèse, les préparations de TE, les corrections et la préparation des événements scientifiques (publications, conférences, colloques, etc.) de la Chaire.

 

Quelles sont les difficultés de la thèse ?

Ma directrice de thèse m’a une fois dit « on ne peut prétendre connaître la difficulté d’une thèse tant qu’on ne l’a pas vécue » alors au bout de quelques mois de thèse je ne pense pas pouvoir répondre à cette question.

Cependant je pense que les principales difficultés sont de lutter contre le découragement quand on étudie le même sujet en long en large et en travers pendant des années, de réussir à s’organiser avec ses autres engagements et me concernant, de réussir à la boucler en trois ans !

 

En tant que chargé de TE comment gérez-vous vos rapports avec vos étudiant(e)s ?

J’essaye d’être « la prof que j’aurais aimé avoir ». Je reprends tout le « positif » des profs que j’ai adoré et j’écarte ce que j’ai un peu moins apprécié chez d’autres.

Après je m’efforce de considérer mes étudiants comme des jeunes adultes et de ne pas les materner. Je pense avoir réussi à trouver l’équilibre entre autorité et détente. Les TE sont vraiment des moments agréables qui me permettent de « sortir » de ma thèse et de me sentir utile.

 

Si vous pouviez modifier une chose dans votre méthode/organisation qu’est-ce que cela serait ?

Pour le moment je suis assez satisfaite de mon organisation et de ma répartition entre thèse/TE et Chaire. A voir sur la durée !

 

Quelles difficultés avez-vous-eu et comment les avez-vous surmontées ?

En tant qu’étudiante la difficulté que j’ai eue, notamment en Master 2, c’était de ne pas me décourager et m’angoisser face à la montagne de mémoires et de révisions que j’avais à faire. Pour surmonter mon stress j’essayais de m’organiser des temps de travail et de pause avec ma meilleure amie. Travailler à deux nous permettait de nous motiver pendant les temps de travail et de nous divertir pendant les pauses.

 

Quel souvenir gardez-vous de vos années fac ?

C’est à la fac que j’ai fait mes plus belles rencontres, c’est là que j’ai rencontré mes véritables amis.

Mon année préférée était la L1, ce n’était pas la plus studieuse mais j’ai vraiment rencontré des gens super avec qui je rigolais beaucoup ! C’est toujours un plaisir de les revoir.

 

Quels sont vos conseils pour les futurs étudiants ?

J’en ai tellement ! Mais si je ne devais en retenir qu’un seul, je dirais : ne négligez pas les stages. Il faut les voir comme des opportunités et non pas comme formalités de validation de semestre. J’ai fait un stage d’été en Licence 2 pendant un mois dans un cabinet d’avocats lillois. L’avocate a été satisfaite de mon travail et m’a embauchée en stage rémunéré de longue durée. Alors en Licence 3, Master 1 et Master 2 mon job étudiant était assistante juridique dans un cabinet d’avocats, 9h par semaine. Ce stage m’a énormément apporté, tant du point de vue des compétences qu’au niveau humain. C’était un job étudiant de rêve !  

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