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AP Aydi : Mettez de côté vos certitudes. Expérience et conseil

SALUT !
Ce témoignage n’est pas simplement destiné aux futurs étudiants en droit mais à tous les lycéens. Que vous sachiez absolument ce que vous voulez faire ou non, ne soyez pas résolus : je vous demande simplement de mettre de côté toutes vos certitudes concernant vos choix d’études pour toute la durée de la lecture de ce témoignage.

Ce dernier n’a pas une vocation dogmatique. Je ne détiens pas la vérité sur les études de droit (sinon je ne rédigerai pas ce témoignage !), je cherche simplement et humblement à vous faire part de mon expérience après trois années de droit.

(Attention, témoignage un peu long)

COMMENT J’AI ATTERI EN FAC DE DROIT

         Réponse : totalement par hasard. Mais d’abord, un peu de contexte :

En 2016, c’est l’année fatidique : le bac approche à grand pas. Je sais depuis la classe de Seconde ce que je veux faire et ce que je veux être plus tard : ingénieur. Je m’engage donc dans un bac scientifique principalement pour continuer la physique et la SVT. Mais il y a aussi les maths en série S. Et c’est là que ça casse. La marche était trop haute pour moi, j’avais des difficultés à assimiler les connaissances et à suivre le niveau plutôt élevé de mon lycée. Fini le rêve d’ingénieur ! Passons à autre chose. J’avais entendu parler de la Marine Marchande et ça m’intéressait pas mal mais j’ai abandonné suite aux tests préalables que j’ai dû passer. Et là : le vide. L’inconnu. La question que tout le monde se pose un jour ou l’autre : « Je fais quoi maintenant ? ». J’ai recherché d’autres voies sans grandes convictions : langues, histoire, informatique… Mais ça n’était pas fait pour moi. A chaque fois qu’on me demandait ce que je voulais faire l’année prochaine, je répondais tout simplement « je ne sais pas ».

Avril 2016 : je passe le Code de la route, et en attendant que le moniteur vienne nous chercher, je discute avec un gars de mon auto-école et je lui demande ce qu’il veut faire. Il me répond « fac de droit ». Il était en Terminale STI2D donc le droit n’avait absolument aucun rapport avec sa filière. Quelques heures après, une amie m’annonce qu’elle souhaite aussi faire une fac de droit. C’est à ce moment-là que je me suis dit « et pourquoi pas moi ? ».

C’est ainsi que cinq mois plus tard j’assistai à mon premier cours de droit.

MON EXPÉRIENCE EN FAC DE DROIT

         A l’heure où j’écris ces mots, je suis titulaire d’une Licence 3 de droit et j’ai été accepté au Master que je voulais. Ces trois années ont été tantôt passionnantes, tantôt laborieuses, parfois déprimantes, d’autres fois jouissives. Sur ces trois années de licence, je n’en ai passé qu’une seule à vraiment kiffer ce que je faisais : la dernière (L3). Je vais donc raconter année par année, semestre par semestre, mon expérience personnelle.

  • La Licence 1 : l’enfer de la découverte

Globalement, ma première année s’est « bien passé » si je mets de côté les doutes récurrents et les envies de tout arrêter afin de partir en Licence LLCER. Le droit n’est pas une matière facile à appréhender, d’autant plus qu’elle n’est pas -ou peu- enseignée au collège et encore moins au lycée alors même que c’est un pilier de notre société. Arriver en L1 droit, c’est accepter de ne rien connaître et de se conformer à la stricte méthodologie spécifique à la matière.

Le droit, c’est une terminologie, un vocabulaire entier à apprendre, un monde aussi vaste que notre planète (et plus !). C’est aussi une centaine d’heures par semestre passées en amphithéâtre à écouter et noter les cours, d’autres heures passées en travaux dirigées à approfondir le cours et autant d’heures passées chez soi ou à la bibliothèque à faire des recherches, encore des recherches, toujours des recherches pour approfondir le cours, faire des commentaires d’arrêts de juridiction, des dissertations, des commentaires de textes ainsi que des cas pratiques.

La L1 droit, c’est une année très générale. C’est comme partout : avant de se spécialiser, il faut connaître les bases même si parfois…. Ça nous enquiquine vraiment (je voulais utiliser un autre mot mais je sais que je vais être relu avant d’être publié hehehe).

Le premier semestre était consacré à la découverte du droit via les cours d’introduction générale du droit et de droit des personnes. Deux matières que j’ai beaucoup aimées notamment parce que la seconde traite de cas de tous les jours : la vie, la mort, la personne humaine, l’identité, le sexe (oui), l’intégrité physique et morale, etc tandis que la première envisage les interactions entre les différentes normes françaises (entre autres…) C’étaient des matières passionnantes qui, à la fin du semestre 1, ont laissé place à un matière que j’ai rapidement appris à détester au semestre 2 : le droit de la famille. Sachez que l’appréhension d’une matière dépend essentiellement de votre curiosité envers celle-ci et de la façon dont elle est enseignée.

J’ai donc commencé à sérieusement galérer à partir de la deuxième moitié de ma L1, sachant que je n’ai pas validé mon Semestre 1. Ce n’est pas facile d’étudier plusieurs matières que l’on trouve barbantes mais qui sont nécessaires à l’obtention de son année. Et je me suis accroché pour avoir cette année. Et je l’ai eue, non sans mal.

Étant donné que les l’étude du droit est nouvelle pour les L1, il est NORMAL de se prendre des tôles comme des 06/20 voire des 04/20 au début. L’essentiel est de ne pas se décourager. JAMAIS. Le droit est un domaine complexe et il ne faut pas s’attendre à toucher le 18/20 du doigt dès les premiers pas en fac. Bien sûr, certains y arriveront facilement sans trop de travail, d’autres trimeront et mériteront leur note, mais nombreux sont ceux qui n’y arriveront pas. Si je n’ai qu’une chose à vous conseiller (parmi toutes les autres à suivre…) c’est qu’il faut toujours viser le plus haut. Parce que même si vous échouez, votre échec sera au-dessus de la réussite des autres. Considérer l’échec comme une réussite, c’est déjà un énorme pas vers la réussite. Exemple : au lieu de viser 12/20, vise 16/20, non seulement ça te forcera à travailler plus mais comme ça, si tu « échoues » et que tu n’as « que » 13/20 alors que la moyenne du groupe tourne à 11, tu as « échoué » au vu de ton objectif mais tu es au-dessus de la réussite des autres.

La L1, c’est aussi un pas vers la découverte du monde juridique. Dans ma fac, nous avons une matière nommée « Projet Tutoré ». Le but était d’aller interviewer un professionnel du droit et de rendre compte du métier en cours. Ce n’était pas spécialement intéressant étant donné que la majorité des étudiants sont allés interroger des avocats. Mais si cette matière se présente à vous, ne vous bornez pas qu’aux métiers d’avocat, magistrat, etc… Élargissez votre horizon !

Bref, j’ai eu ma L1 à 10.47/20, c’est génial.

  • La Licence 2 : entre continuité et nouveauté

Vint ensuite une nouvelle année encore plus prometteuse. Enfin presque. Parce que j’ai aussi appris à détester le droit des contrats (aïe). C’est à partir de cette année que je me suis découvert une préférence pour ce qu’on appelle le « droit public » et qui terrifie tant d’étudiants. J’ai adoré le droit administratif même si lui ne me kiffait pas (5/20 au partiel, j’ai beau être matinal, j’ai mal.)

Petit aparté objectif sur le droit administratif : beaucoup d’étudiants détestent le droit administratif et ne peuvent s’empêcher de répandre cette horrible rumeur selon laquelle c’est la pire matière existante. Non seulement c’est faux mais en plus ils ont tort de le faire. Le droit administratif, outre que pour valider sa L2, est HYPER important dans la vie de tous les jours, que ce soit pour un étudiant bénéficiaire du CROUS qui se voit refuser ses allocations mensuelles, ou pour un salarié qui souhaite faire un recours hiérarchique puis contentieux contre une décision individuelle le concernant. Un privatiste aurait tort de dénigrer le droit public. Je suis publiciste et je reconnais que le droit privé est (parfois, pas tout le temps) passionnant (droit des biens, droit pénal et procédure pénale à jamais dans mon cœur !). Fin de l’aparté.

C’est aussi en L2 que j’ai retrouvé le travail de groupe. Certains travaux dirigés demandent énormément de travail personnel et amont et certaines plaquettes de TD peuvent faire plus de 25 pages. Lorsqu’on a un commentaire d’arrêt à faire ainsi qu’une douzaine d’arrêts à « ficher », il est plus que nécessaire de travailler en groupe pour se partager les tâches. Cela peut paraître logique mais il est facile d’oublier le travail de groupe en fac de droit. L’idéal, si vous ne connaissez personne, c’est de repérer un groupe de gens sympas et travailleurs dans l’amphi et de vous rapprocher d’eux pour sympathiser.

D’ailleurs, j’ai trouvé que j’ai plus travaillé en L2 qu’en L1.

Bref, j’ai eu ma L2 à 11.46/20. Soit un point de plus qu’en L1. YES.

  • La Licence 3 : le droit public, c’est la vie.

En L1 et L2, l’illusion du choix est très persistante. On vous laisse choisir entre plusieurs matières « mineures » tandis que les matières dites « majeures » vous sont imposées. Rappelez-vous : d’abord le général, ensuite la spécialité !

En L3, du moins dans ma fac, on choisissait TOUTES les matières qu’on voulait faire. C’est là que j’ai découvert une passion pour le marché intérieur européen, le droit administratif des biens, le droit international public, la philosophie du droit, … Les matières n’étant plus imposées mais proposées (la différence est énorme), on est plus à même de travailler et de se plaire dans ce que l’on fait. Après deux premières années laborieuses, j’étais enfin dans mon domaine et je faisais enfin ce qui me plaisait. L’attente en valait vraiment la chandelle.

Ma L3 a aussi été l’année des retrouvailles avec moi-même. La L1 et L2 ayant été très stressantes pour moi, j’ai perdu l’envie de sortir ou d’aller faire du sport. Un énième conseil qu’il faut impérativement suivre est le suivant : prenez du temps pour vous. Les études sont suffisamment dures comme ça, il ne faut pas en plus rajouter des problèmes de santé à rallonge par-dessus. Sortez, consacrez-vous une ou plusieurs séances de sports chaque semaine, détendez-vous et ne laissez surtout pas le stress vous submerger. De base, je ne suis pas du genre à sortir faire la fête : je n’aime pas aller en boîte, je préfère rester chez moi le soir à lire, regarder des films et séries, jouer aux jeux vidéo ou pire : travailler jusque tard dans la nuit. Ne pas prendre du temps pour soi et travailler 24/7, c’est prendre le risque de mettre sa santé en danger, de s’isoler socialement et de ne finalement voir ses amis qu’à la fac.

  • Mes expériences professionnelles

En clair : un stage dans un tribunal de grande instance ainsi que de l’aide juridique gratuite (tous deux valorisés pour une matière).

J’ai effectué mon stage en L2. Comme je ne voulais rater aucun cours je le faisais durant chaque vacance. Sachez que c’est un mauvais plan puisque cela signifie que vous n’aurez quasiment pas de vacances pendant toute une année universitaire, étant donné qu’un stage de licence doit durer deux semaines (consécutives ou non). Par ailleurs, les devoirs et/ou partiels tombent systématiquement la semaine suivant les vacances donc on n’a pas forcément le temps pour réviser.

Ce stage était une expérience très valorisante et principalement axée sur le droit pénal et la procédure pénale (qui sont deux matières aussi géniales que complexes. Et c’est un publiciste qui vous le dit !). Il faut s’y prendre tôt pour trouver un stage et ne pas hésiter à en faire durant les vacances d’été qui, je le précise, peuvent durer deux à quatre mois en fonction du calendrier universitaire et de votre obligation d’aller ou non aux rattrapages.

Concernant les rattrapages, j’ai eu la chance de ne jamais y aller. Je vous redirige donc vers d’autres témoignages qui en feront part. Toujours est-il que faire un ou plusieurs stages durant vos vacances d’été est extrêmement valorisant et montre votre motivation auprès des directeurs de Masters et des employeurs.

Une autre expérience très intéressante fut l’aide juridique gratuite, ou la « clinique juridique ». Vous voyez la série How To Get Away With Murder? Eh bien c’est à peu près la même chose mais sans les meurtres, les dramas et les dossiers qui s’enchaînent. Ici, les étudiants s’engagent à rendre un dossier unique sur un thème précis donné par une personne ou une association ayant besoin d’une aide juridique. Celle-ci est gratuite et se fait sur le temps libre ainsi qu’à la faculté. On doit répondre d’un point de vue juridique aux questions que se posent les particuliers. Ce fût une expérience particulièrement enrichissante et je recommande à tout étudiant en droit de saisir cette opportunité et de prendre cette matière à la fac si elle y est enseignée. Avec cette matière, on passe de la théorie pure à la pratique et on met -enfin- en œuvre les connaissances acquises depuis la L1.

Car oui, le droit est très théorique. Les travaux proposés sont des dissertations et des commentaires de textes, les exercices les plus pratiques étant les commentaires d’arrêts ainsi que les cas pratiques. Le droit, ce n’est pas forcément apprendre et connaître toutes les règles, c’est savoir les appliquer. De manière générale, les études, ce n’est pas du « par cœur » mais de la compréhension. Le droit est une matière écrite : les textes de loi sont écrits (pas tous), la jurisprudence, de même que la doctrine, est écrite. Mais le droit est aussi une matière orale, bien que cela soit peu valorisé en L1 et L2. A cet effet, n’hésitez pas à participer aux travaux dirigés, n’hésitez pas à dire des bêtises. Certains se moqueront de vous, passez outre ! Vous êtes là pour apprendre et vous avez le droit de vous tromper. Pour reprendre les mots d’une de mes profs cette année : « si un juriste vient vers vous en vous disant ‘je sais tout, j’ai tout vu, je connais tout’, c’est qu’il y a baleine sous gravillons ». En droit, on ne connaît jamais tout car c’est une matière qui est mouvante. Donc l’étudiant un peu trop présomptueux devra tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de dire qu’il connaît tout car non seulement ce sera faux mais tout le monde le saura (sauf lui).

DES FACONS DE TRAVAILLER

Comment étudier le droit ? Quelle méthode pour réviser ? J’ai testé plusieurs méthodes durant ces trois dernières années et certaines ont fait leurs preuves, d’autres non. Quoiqu’il en soit, je travaille toujours en musique. Il existe des mémoires auditives, visuelles, écrites, etc. A chacun sa méthode de travail.

  • Les fiches

Simple, basique. On en fait au lycée. On continue d’en faire à la fac. Mais c’est plus compliqué car tout le cours est important ! Personnellement, je fais des fiches pour apprendre le cours et non le relire donc ce n’est pas très optimisé.

  • Les Flashcards – Voir chaîne YouTube de Fabien Olicard.

Les flashcards, c’est écrire une notion sur le recto d’un bout de papier avec la réponse au verso. Si tu trouves la réponse sans lire le papier, tu revois la notion le lendemain, puis la semaine suivante puis 2 semaines après, puis 1 mois après (en théorie). C’est donc une méthode d’apprentissage sur le long terme mais c’est difficile à mettre en œuvre à la fac étant donné le nombre de notions que l’on doit étudier par matière. Mais c’est une méthode très abordable et beaucoup l’utilisent !

  • Les Mindmaps

C’est faire une arborescence sur une notion. Ça n’a pas fonctionné pour moi.

  • Apprendre par cœur

Oui et non. Apprendre sans comprendre, c’est l’assurance d’oublier une majorité de son cours.

  • Les schémas

Mon support principal pour apprendre les cours. Faire un schéma par soi-même et le compléter au fur et à mesure a été la meilleure manière d’apprendre mes cours. Il ne s’agit pas seulement d’en recopier un trouvé sur Internet ou celui d’un ami mais de le refaire à sa sauce en y ajoutant/enlevant des informations. Le droit n’est pas forcément un domaine propice aux schémas mais ils restent très utiles dans beaucoup de matières.

  • La doctrine, les bouquins

Sujet que je vais aborder un peu plus bas. Travailler la doctrine et lire des bouquins permet de mieux appréhender un sujet/une matière.

PRO TIPS POUR RÉUSSIR SA LICENCE

Pour réussir sa licence, voici quelques conseils :

- Travaille dès le début de l’année et n’attend pas le début des TD pour t’y mettre ;

- Vise toujours plus haut que les autres. Comme ça même si tu échoues, ton échec sera au-dessus de la réussite des autres (mais ne sois pas arrogant pour autant !) ;

- Mais à l’inverse, ne vise pas la perfection mais plutôt la progression. Viser la perfection n’amène que stress et tourmente. Il faut viser haut mais savoir accepter de débuter bas pour pouvoir progresser par la suite. J’ai gagné plus de 4 points dans ma moyenne entre le semestre 1 de L1 et le semestre 6 de L3 en passant de 9,7/20 à 13,7/20.

- Bosse le vocabulaire juridique. Le vocabulaire est la BASE du droit. Un créancier n’est pas un débiteur, un abus de confiance n’est pas une escroquerie, un dol n’est pas une violence, le Conseil de l’Europe N’EST PAS l’Union Européenne, le droit maritime n’est pas le droit de la mer, etc. Chaque terme sa définition juridique ;

- Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin : travailler en groupe, c’est aider et se faire aider si l’on n’a pas compris une notion. Personne n’apprend de la même façon, et la façon des autres peut t’aider à mieux comprendre (ou à t’embrouiller ! C’est une lame à double tranchant) ;

- N’hésite pas à discuter avec tes chargés de TD. Comme l’a si bien dit Jurixio, doctorant en droit et chargé de TD dont je recommande la chaîne YouTube, « le chargé de TD est chargé de t’aider ». Bien souvent certains profs paraissent inaccessibles mais ce sont des crèmes ;

- PARTICIPE EN TD !!! Pas d’excuses bidons telles que « je n’ose pas… / Les autres vont se moquer de moi… / J’ai peur de me tromper… ». Il n’y a jamais de questions bêtes. Tu es là pour apprendre. En plus, poser des questions peut rapporter des points sur ta moyenne si la participation orale est prise en compte dans la note ;

- Pro tip niveau expert en filouterie n°1 : prépare une question à poser au prof à la fin du cours mais que tu auras bossée en amont. Non seulement tu montreras au prof que tu as compris le cours mais en plus il pensera que c’est grâce à lui (et ça, c’est diabolique) ;

- Pro tip niveau expert en filouterie n°2 : lorsque tu as une matière mineure (sans TD) que d’autres personnes de ta promo ont en majeure (avec TD), n’hésite pas à prendre les plaquettes de TD et à bosser quelques arrêts / éléments de doctrine présents dans ces plaquettes pour approfondir le cours. Exemple : En L3, j’ai pris droit administratif des biens en majeure et procédure pénale en mineure. J’ai pris la plaquette de procédure pénale en début d’année afin de bosser certaines notions en vue du partiel et ça m’a bien aidé ;

- Bosse la méthodologie. La méthodologie en droit est absolument primordiale, d’autant plus en L1 car les profs y font très attention dans les copies.

- Bosse toujours avec le Code à portée de main. En L1, tu as un Code civil. Et dans ce Code civil, il y a absolument (presque) TOUT ton cours. Quoi de mieux que de savoir le jour du partiel où trouver les informations nécessaires à la réalisation de l’exercice ? ;

Bosse la doctrine. C’est toute la théorie appliquée à une notion. Des auteurs réputés rédigent des articles de doctrine très intéressants dans leurs domaines respectifs et assurent ainsi ce qu’on appelle une « veille juridique ». La doctrine peut te permettre de mieux comprendre une notion et/ou de l’approfondir. On ne pense pas forcément à le faire dès la L1 alors que c’est accessible très facilement ;

- Si tu dois choisir des matières en début d’année mais que tu ne sais pas lesquelles prendre (et c’est normal, tu n’as jamais eu ces cours), va à la bibliothèque universitaire et lis le sommaire de 2 ou 3 livres par matière. Tu sauras ainsi à quoi t’attendre ;

- Ne néglige aucune matière. ET SURTOUT PAS LES MATIERES « MINEURES ». En L1, j’avais Économie et Sociologie coefficient 2 ou 3. Ce n’est rien à côté du droit constitutionnel coefficient 7 mais ça rapporte des points dans la moyenne d’avoir une sacrée bonne note. L’argument « cette matière ne sert à rien » c’est pour les branleurs. Et tu n’es pas un branleur ;

- Emprunte des livres à la BU et lis les livres conseillés par le professeur dans sa bibliographie.  Non seulement tu auras un aperçu différent du cours, mais il y a de grandes chances que ce professeur se soit inspiré de ces livres pour écrire son cours ! Personnellement, j’utilise beaucoup les Hypercours Dalloz, les LGDJ et Les Carrés ;

- Internet est une mine inépuisable d’informations… Mais aussi de désinformations. Certains sites qui se prétendent « spécialisés » ne vont que raconter des tissus de mensonges ou donner des informations souvent soit erronées, soit incomplètes. Attention cependant à ne pas recopier des paragraphes entiers d’Internet dans ton devoir à rendre : le plagiat coûte très, très cher à la fac ;

- « Si tu distribues de la bienveillance, elle revient sur toi comme un boomerang » - @philousports. On a chacun nos problèmes persos et une absence à un CM/TD ou un ordi volé/cassé obligent parfois à demander les cours sur le groupe de la promo. Beaucoup ne répondent pas, certains refusent en argumentant que « le droit c’est compétitif » tandis que d’autres agissent et passent les cours. Soit cette personne-là. Et si toi, tu étais dans ce besoin ? On est toujours tantôt la personne en besoin, tantôt la personne qui aide. N’en déplaise à certains, le droit N’EST PAS une filière compétitive. La seule compétition qui existe dans cette filière est celle que des idiots créent en prétextant « l’excellence de la filière ».

- Last but not the least : prends du temps pour sortir, faire la fête de temps en temps et consacre-toi une ou deux séances de sport chaque semaine. L’excuse « je n’ai pas le temps, je dois bosser » ne fonctionnera plus lorsque tu seras à bout de nerfs et que tu feras plus de temps de pause que de temps de travail.

C’est tout pour moi ! Pavé César, ceux qui t’ont lu te saluent.

Tchao et bonne rentrée/reprise à la fac de droit ! Peut-être aurons-nous l’occasion de nous rencontrer, qui sait ?

A.P. « Aydi »
Des questions ? : @AydiPott sur Twitter :D

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